Coupe du Monde de football 2014 : les prévisions de Goldman Sachs

Qui gagnera la Coupe du Monde de football 2014 au Brésil ? Autant vous l’annoncer tout de suite avant que la frénésie ne dégénère en folie, la Belgique n’a pas la moindre chance ! La France non plus, d’ailleurs ! Ce n’est pas que la Belgique manque de joueurs talentueux ; au contraire, peut-être en compte-t-elle trop pour former une véritable équipe. Ce n’est pas que son entraîneur manque d’entregent, même si des progrès sont possibles sur le plan de la communication, comme le dénotent son tweet au sujet du renouvellement de son contrat, ses sept changements au lieu des six autorisés lors du match Belgique-Luxembourg et sa façon de tutoyer tout le monde.

Ce n’est pas qu’Eden Hazard, le joueur que la France et le monde nous envient, ne joue réellement qu’un quart d’heure par match en équipe nationale. L’inénarrable José Mourinho ne s’est-il pas lui-même déjà plaint d’une certaine nonchalance, quand il joue pour son club, de la part du quatrième joueur le plus cher au monde (82 millions € suivant le rapport annuel de l’Observatoire du football cité par la DH, seuls Messi – 216 millions, Cristiano Ronaldo – 114 millions – et Luis Suarez – 107 millions – le précédant) ? Non, avec Kevin De Bruyne et Adnan Januzaj, le coach belge dispose de substituts de luxe voire de titulaires à part entière en cas de défaillance de son génial meneur de jeu.

Ce n’est pas que la défense belge, victime d’une ligne médiane constellée de vedettes négligeant parfois de défendre, se montrât vulnérable et laissât béantes des brèches invitant l’adversaire à s’y engouffrer. Qu’importe ! Il suffit d’espérer que sa saison d’enfer n’ait pas émoussé tous les réflexes du gardien de but belge titulaire ! Ce n’est pas non plus qu’entre siffler un penalty ou sortir un carton contre le Brésil, l’Argentine, l’Espagne ou l’Allemagne d’un côté et la Belgique de l’autre, peu d’arbitres hésiteraient, car que pèse le touriste belge par rapport à l’allemand, la lointaine Belgique par rapport à la nation hôte ou à un voisin du continent américain ?

Non, ce n’est rien de tout ça ! C’est la conclusion d’une analyse stochastique réalisée par la banque d’affaires Goldman Sachs qui, le 27 mai dernier, a publié, pour la cinquième fois depuis la Coupe du Monde de 1998 en France, un rapport intitulé The World Cup and Economics 2014 et considéré comme une véritable mine d’informations par les spécialistes du football, s’il en existe en dehors d’On refait le match sur Bel-RTL et du Café du Commerce.

Le modèle statistique utilisé par la banque d’affaires s’appuie sur une régression qui intègre tous les résultats des matchs de compétitions officielles depuis 1960, soit 14.000 observations permettant de vérifier la pertinence des coefficients du modèle. La variable dépendante du modèle est constituée par le nombre de goals marqués par chaque équipe dans chaque match et sa distribution suit la Loi de Poisson. Comme variables indépendantes, les analystes ont retenu le classement officiel ELO (dont la pertinence s’est avérée prépondérante), la moyenne des goals marqués par chaque équipe au cours de ses dix derniers matchs officiels ainsi que celle des goals encaissés par ses adversaires lors de leurs cinq derniers matchs officiels et ils y ont ajouté trois variables nominales pondérant les données si le match a eu lieu dans le cadre d’une Coupe du Monde, s’il s’est joué at home ainsi que sur son propre continent. Les résultats des matchs de la Coupe du Monde 2014 ont été prédits suivant la méthode de simulation de Monte Carlo à partir de 100.000 tirages aléatoires par match.

En dépit du fait que tous les matches de leur groupe se termineraient, suivant le modèle en question, sur la plus stricte égalité et le même score (1-1), la Russie et la Belgique garderaient quand même les meilleures chances (64,5% et 61,8%, sur base d’un calcul de probabilités) d’émerger, dans cet ordre, de leur groupe. La Belgique se ferait alors éliminer au deuxième tour, sur le score de 2-1, par l’Allemagne qui perdrait sur le même score en demi-finale contre le Brésil, le grand favori avec une probabilité de 48,5% de remporter le trophée contre 0,8% pour la France et 0,6% pour la Belgique – pas une seule chance sur cent, vous en aviez été avertis d’emblée.

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