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Nucléaire : Les vérités cachées, face à l’illusion des énergies renouvelables

Nucléaire : Les vérités cachées, face à l’illusion des énergies renouvelables Posted on 25 décembre 20211 Comment

« Stoppt den Atomausstieg ! » Arrêtez la sortie de l’énergie nucléaire ! C’est le titre d’une tribune de Rainer Moormann, un docteur en chimie physique et expert en sûreté des installations nucléaires, et Anna Veronika Wendland, un docteur en histoire et spécialiste de la technologie, dans le très sérieux hebdomadaire allemand Die Zeit. « Pour protéger le climat et l’approvisionnement énergétique, le gouvernement allemand doit changer de cap. » Si même des spécialistes du pays de l’Energiewende le disent…

Fabien Bouglé est un lanceur d’alerte français en politique énergétique. Il avait publié aux éditions du Rocher en 2019 un premier essai sur les Éoliennes : la face noire de la transition écologique dans lequel il remettait en cause cet emblème de la transition énergétique, beaucoup plus polluant qu’on ne le prétend et surtout « associé à des réseaux mafieux et à une corruption généralisée ».

Devant les besoins croissants en énergie électrique, ne serait-ce que pour permettre à notre société numérique de se développer et aux véhicules électriques de s’alimenter – quelle que soit la pollution que ces derniers génèrent tant en amont de leur fabrication qu’en aval de leur utilisation (Guillaume Pitron l’a démontré dans un essai sur les dessous de la transition énergétique et numérique) –, il n’y a que deux alternatives, avance Fabien Bouglé, l’une pessimiste, incarnée par les collapsologues qui prônent la décroissance (l’homme est un ennemi, il faut l’empêcher de produire et se reproduire), l’autre optimiste et humaniste, confiante dans le génie humain et sa capacité de surmonter les défis.

Propagande et désinformation

Que le nucléaire est une énergie propre, décarbonée et sûre, une majorité de gens l’ignorent, parce qu’ils ont été soumis à plusieurs décennies de propagande antinucléaire et de désinformation sur le sujet. Un sondage d’opinion réalisé par l’Institut BVA en 2019 et cité par Fabien Bouglé a révélé que 69% des Français croyaient que l’énergie nucléaire contribuait au dérèglement climatique, alors qu’elle contribue à le réduire (si tant est qu’il est provoqué par les émissions de gaz à effet de serre résultant de l’activité humaine, s’entend).

Sans doute convient-il ici de signaler, avec l’auteur qui cite deux experts des Nations Unies, que « les combustibles fossiles représentent actuellement 80 % de la demande énergétique primaire dans le monde et le système énergétique est la source d’environ deux tiers des émissions mondiales de CO2 », tant et si bien que les centrales nucléaires sont considérées par de nombreux organismes de référence, et notamment par le GIEC, comme un moyen efficace de lutter contre les gaz à effet de serre.

Contrairement à ce qu’affirment les écologistes qui préconisent que nous roulions tous en voitures et trottinettes électriques sans se préoccuper de comment les alimenter, le nucléaire fait partie de la solution plutôt que du problème. En témoigne son bilan carbone exprimé en grammes de CO2 par kilowattheure (gCO2eq/kWh) sur base du rapport du GIEC de 2014 : 12 pour le nucléaire, à égalité avec l’éolien (mais sans de nombreux inconvénients de l’éolien), contre 41 pour le photovoltaïque et 490 pour le gaz. C’est notamment ce qui explique que le taux d’émission de CO2 par kWh de l’Allemagne (400-600) dénucléarisante est dix fois supérieur à celui de la France nucléarisée (50).

Oui, mais… Il y a les déchets et la dangerosité, n’est-ce pas ? Fabien Bouglé mentionne quelques chiffres. Si, par exemple, la SNCF (Société nationale des chemins de fer français) était alimentée exclusivement en électricité « nucléaire » toute l’année pour l’ensemble de ses trains qui transportent 1,7 milliard de passagers par an, les 9TWh d’électricité qu’elle consomme représenteraient… 200 kg de déchets radioactifs haute activité.

En outre, expose-t-il, les déchets très dangereux (HA + MA-VL, c’est à dire haute activité ou longue durée) ne comptent jamais que pour une proportion de 3,1% du volume des déchets nucléaires pour 99,8% de la radioactivité totale. Enfin, pour en revenir à l’exemple de la SNCF, si tous ses besoins en électricité étaient produits avec du charbon, cela générerait 700.000 tonnes de cendres solides et des émissions de 1.000 tonnes de suies et de particules fines comportant des éléments plus ou moins toxiques et de durée de vie souvent illimitée (arsenic, plomb, thallium, mercure et même uranium et thorium). En vérité, aucune source d’électricité n’est neutre et la source la plus dangereuse n’est pas nécessairement celle que l’on croit.

Le danger n’est pas où l’on croit

La catastrophe de Fukushima a été instrumentée jusqu’à en provoquer une panique générale (et, incidemment, la décision électoraliste de Mme Merkel de sortir l’Allemagne du nucléaire) en entretenant la confusion entre les victimes du tsunami qui a dévasté le Nord-Est du Japon en 2011 et a provoqué l’accident nucléaire et celles de l’accident lui-même – aucune victime selon l’UNSCEAR (le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants), une seule selon le Gouvernement japonais.

En fait, la plus grande catastrophe au monde liée à la production d’électricité s’est produite dans le domaine des énergies renouvelables. En 1975, la rupture du barrage hydroélectrique de Banqiao a coûté la vie à 140.000 personnes après un typhon qui en avait tuées 60.000 en Chine. La catastrophe avait été occultée par le régime de l’époque et, étonnamment, il n’en est que rarement fait état.

Par contre, ONG et médias entretiennent encore à ce jour la confusion à propos de Fukushima. En témoigne cette dépêche du 11 mars 2021 de l’agence de presse Reuters : « …des manifestations antinucléaires ont jalonné la journée du souvenir organisée jeudi, 10 ans après la catastrophe de Fukushima qui a fait près de 20.000 morts et d’immenses dégâts environnementaux. »

A qui profite l’ahurissante propagande antinucléaire ? Fabien Bouglé fournit plusieurs explications et une hypothèse. Nous y reviendrons.

Nucléaire : les vérités cachées – Face à l’illusion des énergies renouvelables, Fabien Bouglé, 288 p., Editions du Rocher.

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(Cet article sur les vérités cachées du nucléaire a été publié dans l’hebdomadaire satirique PAN n° 4014 du mercredi 15 décembre 2021.)

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1 commentaire

  1. MERCI pour ce texte clair et convaincant! Ajoutons que les « déchets » nucléaires actuels sont un carburant parfait pour les centrales nucléaires de 4e génération. Ces centrales ne présentent aucun danger – une bombe peut tomber dessus; elles s’arrêtent – elles sont d’un prix raisonnable et consomment 100 fois moins d’uranium que les centrales actuelles. Quel est alors leur défaut? Je soupçonne qu’elles ne permettent pas à certains de s’enrichir. Les éoliennes sont une mine de revenus pour les « verts »…..

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