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Le « sanitarisme », nouvelle impulsion totalitaire ?

Le « sanitarisme », nouvelle impulsion totalitaire ? Posted on 24 mars 2021Laisser un commentaire

Dans un billet d’opinion publié par La Libre Belgique du 2 février 2021, le Docteur Olivier Lhoest, membre du conseil médical du CHC Liège, s’étonnait de ce que les dirigeants de ce Plat Pays semblaient ne rien avoir appris depuis le déclenchement de la crise sanitaire et pratiquaient encore et toujours la même politique inspirée du fameux et fumeux principe de précaution visant le risque zéro au lieu de la proportionnalité bénéfice-risque-coût des mesures (cfr Gestion de la pandémie : la fronde gronde sur Palingénésie, 20 février 2021).

Le professeur de psychologie clinique de l’Université de Gand Mattias Desmet lui emboîte le pas. Il y ajoute un avertissement : « Quand une seule opinion dominante prévaut dans le débat public, veillons à ne pas nous retrouver dans une société totalitaire. »

En ce qui concerne la gestion de la crise sanitaire, ce maître en psychologie clinique de l’UGent et en analyse quantitative de la VUB, docteur en psychologie de l’UGent, pense à titre personnel que le confinement est une mauvaise chose car il fait plus de tort que de bien et que la dangerosité du virus a été surestimée.

« C’est mon avis subjectif, concède-t-il dans les deux pages de l’interview que l’hebdo satirique flamand ‘t Pallieterke lui a consacrée, et comme personne ne peut prédire l’avenir, je considère mon jugement aussi digne de foi que celui des autres. » Mattias Desmet (44 ans) n’a pas manqué de s’attirer les foudres des virologues de la télévision.

Ce qui a frappé Mattias Desmet dans la gestion de la crise, c’est, d’une part, la nature drastique des mesures prises dans le monde entier avec la mise en quarantaine de nombreux pays, la fermeture des écoles et des établissements publics, l’interdiction faite aux gens de sortir de chez eux et, d’autre part, l’absence de tout débat sur la question de savoir combien de personnes seraient victimes de la Covid-19 si l’on n’intervenait pas et combien le seraient des mesures préconisées pour l’éradiquer.

La question a pourtant été posée dans des revues scientifiques. Les autorités et les médias officiels se sont empressés de présenter les choses comme « la santé passe avant l’économie », mais si l’on se réfère aux projections faites lors de la crise économique de 2008 l’appauvrissement économique qui se profile à cause des mesures prises pour combattre le coronavirus risque d’entraîner un nombre de victimes spectaculaire, largement supérieur à celui de la maladie elle-même.

La question des avantages par rapport aux conséquences

Que la question des avantages par rapport aux conséquences et aux coûts ait été complètement occultée dans le « débat public » est pour le moins étrange.

La létalité du coronavirus a été très exagérée dès le début, chacun devrait en être conscient, et l’on en connaît le responsable, le célèbre chercheur Neil Ferguson de l’Imperial College de Londres, lequel avait prédit que le coronavirus ferait 40 millions de morts. D’autres scientifiques tout aussi réputés, tel que le professeur de médecine et chercheur de la faculté de médecine, d’humanité et des sciences de l’Université Stanford John Ioannidis, ont immédiatement déclaré que cette prédiction du chercheur londonien constituait une surestimation grotesque.

Ces avis discordants ont toutefois été ignorés alors qu’ils se sont avérés fondés et, quand bien même on a pu constater qu’il en était ainsi, l’approche fondamentale de la crise sanitaire n’a pas changé. Le professeur de l’UGent s’étonne que le gouvernement belge n’ait pas élargi son champ de vision.

Mattias Desmet évoque le principe de médecine in dubio abstine (dans le doute, abstiens-toi) pour, de tous les scénarios possibles, préconiser un confinement ciblé. L’idée en a été lancée par Sam Brokken, un scientifique flamand de la santé, qui s’est prononcé contre les confinements mondiaux et en faveur de confinements « inversés » dans la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet.

Le principe en est qu’on permet au virus de circuler dans la société afin d’obtenir une immunité collective, en suggérant aux groupes à risque telles que les personnes âgées, les personnes atteintes de diabète ou les personnes en surpoids de s’isoler si elles le veulent. En effet, certains ne le veulent pas et préfèrent continuer à vivre comme ils l’ont toujours fait au risque de vivre moins longtemps.

Le professeur de l’UGent perçoit dans la gestion actuelle de la crise sanitaire une sorte de pensée de nature totalitaire. « L’essence du totalitarisme est un type de pensée unique, une logique par laquelle l’individu doit renoncer à sa liberté et à son individualité au profit du collectif. Et, quiconque dont l’opinion diffère est considéré comme dangereux, une menace pour la société. Un aspect typique de la pensée totalitaire est qu’il semble n’y avoir qu’une seule solution possible face aux problèmes, que seule une logique de fer s’impose. »

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De totalitarisme, il est aussi question dans l’essai On vous trompe énormément : L’écologie politique est une mystification que Palingénésie a publié en avril 2020. Offrez le livre en version papier ou au format kindle en le commandant sur Amazon.fr en suivant ce lien.

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